Le sommet tant attendu entre Joe Biden et Vladimir Poutine a bouleversé les news de la semaine. Après 36 ans passés, les deux grandes puissances mondiales se retrouvent à Genève et débattent pendant plus de 3 heures sur divers sujets tels que les élections présidentielles américaines, les opérations d’hacking et cyber sécurité, le contrôle des armes nucléaires, le sujet de l’Ukraine sans oublier l’affaire Navalny et désormais l’affaire Protassevitch.

L’un américain, l’autre russe, on pourrait se demander comment les deux présidents ont-ils réussi à se comprendre mutuellement ?

Un défi de taille.

Pour assurer une communication aussi parfaite que fluide entre les deux grandes puissances, des interprètes sont indispensables. Mais l’exercice n’est pas aussi facile qu’il en a l’air. Outre leur aptitude à « écouter et parler en même temps » dans deux langues différentes, ils doivent faire preuve d’une extrême concentration pendant de longs laps de temps.

Comme le veut le protocole diplomatique, chaque dirigeant voyage avec ses propres interprètes travaillant pour la Maison-Blanche ou le Kremlin. Par ailleurs, des interprètes de l’UNIGE sont aussi intervenus au niveau des délégations ou pour les besoins de la Radio Télévision Suisse (RTS).

Des propos qui peuvent être mal interprétés.

Lors de cette rencontre, Joe Biden a répété les propos du journaliste d’ABC News et a reproché à Poutine d’être un « tueur » en assurant qu’il paierait le prix de ses actes. Du fait de sa traduction, cette phrase aurait pu être mal interprétée par Poutine. C’est pourquoi la mauvaise traduction de tels propos peut aggraver d’importantes relations internationales.

La traduction au cœur des accords.

Afin que tout le monde puisse adhérer aux différents sujets discutés au cours de cette rencontre, il a été essentiel de traduire ces accords par écrit. Cette mission de traduction a dû être accomplie avec beaucoup de délicatesse et de subtilité par des traducteurs professionnels experts dans ce domaine.

La Suisse a cette immense chance d’être reconnue pour son profil multilingue et sa neutralité dans les prises de décisions internationales. Une rencontre Biden-Poutine aux États-Unis ou en Russie était hors de question. Les relations sont trop mauvaises entre ces deux acteurs pour que l’un ou l’autre accepte une invitation. Selon Guy Parmelin, « c’est le rôle de la Suisse de s’immiscer entre les grands de ce monde ».

C’est ainsi que le métier de traducteur interprète est valorisé et indispensable dans ce magnifique pays et que les deux icônes de la puissance mondiale ont su qu’une telle rencontre à Genève en Suisse serait synonyme de succès.

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